Sobriété énergétique, une impression de déjà-vu

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⚡Sobriété énergétique, une impression de déjà-vu
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Sobriété énergétique, une impression de déjà-vu

Jean Poulit, directeur de l'agence pour les économies d'énergie, pose à côté d'une voiture participant à l'opération de « Chasse au gaspi », en juillet 1979.

Réduire de plus de 10 % la consommation d’énergie en deux ans : c’est l’objectif que s’est fixé le ministère de l’économie et des finances, selon un communiqué publié lundi 1er août. Développement du photovoltaïque, généralisation progressive de l’éclairage à très basse consommation par LED, renforcement de l’isolation thermique ou encore incitation des agents à la mobilité douce et aux visioconférences…

Comme l’ensemble des administrations, Bercy multiplie les mesures, tout comme les Français sont invités à le faire, face au risque de pénurie lié à la guerre en Ukraine et dans la crainte d’une coupure de l’approvisionnement en gaz russe à l’automne. « Quand on part en week-end et en vacances, on débranche un maximum de prises électriques, et notamment on débranche son Wi-Fi […] on baisse un peu la climatisation et puis, bien sûr, on éteint les lumières quand on n’utilise pas les pièces », a recommandé, paternellement, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, le 20 juillet.

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En ligne de mire : la « sobriété » énergétique de la France. Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé un « plan de sobriété énergétique » lors de son entretien du 14-Juillet, le terme est sur toutes les lèvres : des rangs du gouvernement, avec le lancement par Elisabeth Borne de plusieurs groupes de travail sur la question, jusqu’aux entreprises les plus polluantes, à l’instar de TotalEnergies, d’Engie et d’EDF, qui ont appelé à une « sobriété d’exception » dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, le 25 juin.

Chasse au gaspi

La campagne actuelle de sensibilisation aux économies d’énergie n’est pas sans rappeler celle menée dans les années 1970. Après les deux chocs pétroliers (en 1973 et en 1979), la France, alors dépendante à 85 % de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), doit réduire sa consommation. Pour y parvenir, durant leur présidence, Georges Pompidou puis Valéry Giscard d’Estaing mènent deux politiques parallèles : une de discours, appelant à faire des économies, et une autre, plus structurelle, de développement du nucléaire et de diversification des sources d’énergie.

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« Economisons l’essence, l’électricité, le chauffage… et cela suffira à diminuer notre consommation », préconisait déjà Georges Pompidou, il y a presque cinquante ans. Apparition des limitations de vitesse sur les autoroutes, suppression de l’éclairage public inutile, baisse du chauffage dans les habitations, arrêt des émissions de télévision après 23 heures… la chasse au gaspi est ouverte. « Les slogans de l’époque comme “En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées”, ont eu un véritable effet sur les Français. Chacun voulait faire sa part du travail et réduire ses consommations d’énergie, même de manière ponctuelle », analyse Alain Beltran, directeur de recherches émérite au CNRS.

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