Vers un « quoi qu’il en coûte » des banques centrales contre l’inflation

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⚡Vers un « quoi qu’il en coûte » des banques centrales contre l’inflation
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Vers un « quoi qu’il en coûte » des banques centrales contre l’inflation

La Réserve fédérale et la Banque Centrale Européenne ont en effet réaffirmé leur objectif prioritaire de lutte contre l’inflation, « quoi qu’il en coûte » en termes d’activité. Et l’impact induit sur les économies pourrait être significatif.

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L’inflation mettra, au mieux, du temps à refluer. Si l’été confirme que l’inflation semble avoir dépassé son pic aux Etats-Unis, les tensions sur les prix ne devraient refluer que progressivement. En effet, si les tensions sur l’énergie et sur les chaînes de production s’affaiblissent, les risques d’effets de second tour sont élevés avec des salaires en rapide progression par rapport à l’évolution de la productivité. En Europe, les nouvelles fortes dégradations sur les prix de l’énergie continuent d’alimenter les hausses de l’inflation et l’incertitude sur sa capacité à baisser à court terme. Ces constats ont encouragé les banquiers centraux à réaffirmer, lors de leur rencontre au Symposium de Jackson Hole, la priorité de leur lutte contre l’inflation, et ce « quoi qu’il en coûte » en termes d’impact sur l’activité économique.

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Ce nouveau durcissement à attendre des politiques monétaires est un risque supplémentaire de récession au sein des économies développées. Si des facteurs de soutien sont toujours présents – marchés de travail dynamiques et épargne abondante – les nuages s’amoncellent déjà sur l’activité économique mondiale. Aux Etats-Unis, au-delà de la politique monétaire, l’inflation élevée et la politique budgétaire restrictive pèsent sur la demande. En Zone euro, le pouvoir d’achat des ménages apparaît particulièrement dégradé, du fait de la très faible progression des salaires. Les nouvelles tensions sur le prix du gaz et de l’électricité font peser un vrai risque de réduction d’activité de certaines industries et donc de récession marquée. Autre facteur négatif pour l’activité mondiale, la Chine voit aussi ses perspectives s’assombrir, avec le maintien de sa politique zéro-COVID et les difficultés du marché immobilier. Le nouveau tour de vis annoncé par les banquiers centraux, qui s’est très vite concrétisé par des hausses des taux d’intérêt sur les marchés financiers sera un facteur additionnel pour basculer en récession. Mais les banquiers centraux sont clairement prêts aujourd’hui à payer ce prix pour enfin voir baisser l’inflation.